Fanfic - La saga de Hanasia, Reine des Saiyans - Chap 17

La saga de Hanasia, Reine des Saiyans - Chap 17

Les ordres du Roi

C'était des bruits qu'une créature vivante ne pouvait proférer. Mais Cooler, lui, les faisait. On aurait dit le grincement d'une machine, ou le bruit d'un petit moteur, pour peu que les Saiyans aient déjà entendus le bruit d'un moteur. Il y avait aussi une certaine distortion, c'était vraiment étrange.
Mais une chose était claire. Ces bruits étranges, c'était le râle de mort de son adversaire. Et il tomba, et s'écrasa sur le sol. Hanasia le suivit.
Il n'était pas mort. Ses yeux grand ouverts oscillaient. Plus incroyable encore, entre ses sons étranges, il parlait, il parlait à lui-même.
- Je ne... peux pas... pas être vaincu... impossible... impo...
- Tu l'es. Dit Hanasia. Et elle chargea son poing. Elle allait lui couper le cou si nécessaire, il fallait l'achever.
Elle frappa, très très fort. Il y eu comme une onde de choc. Une fissure se dessina sur le sol, et les débris de maisons volèrent. Il était décapité.

- Magnifique !
- Bravo la Saiyanne !
- Elle l'a tué. Tué ! Aucun Démon du Froid n'a jamais été tué par autre chose qu'un Démon du Froid !
- Vraiment ?
- C'est ce que les réseaux disent, mais sûrement qu'ils maîtrisent l'Histoire. En tout cas, si c'était arrivé récemment, genre y'a moins de 1000 ans, des réseaux officieux en parleraient. Mais j'ai beaucoup cherché tu sais. Rien.
- Elle a très bien agis. Alors que sa force augmentait radicalement, elle l'a tué. Elle ne l'aurai peut-être pas battu si elle l'avait laissé faire.
- Oui regarde les images, pendant sa transformation, toutes ses blessures guérissaient !
- Envoyez les équipes sur place. Il faut qu'on récupère son corps. Contactez le conseiller.

A l'intérieur du vaisseau de Cooler, il ne restait plus que l'équipe de navigation. Ils n'étaient pas dix. Et ils avaient peur. Leur Seigneur était mort, ce qui ne pouvait pas arriver. Ils étaient dans un environnement hostile pleins de locaux capable de lancer des boules de feu. Et leur vaisseau n'était pas fait pour le combat. Et oui, qui irai combattre un Démon du Froid dans l'espace, sachant pertinemment qu'il pouvait s'y mouvoir sans scaphandre et détruire lui-même le vaisseau adverse sans difficultés ?
- Alors c'est bon ? Vite !
- Oui j'ai envoyé le message et tous les enregistrements de ce qui c'est passé, mais on ne recevra pas de réponse avant plusieurs heures !!
- Alors on se tire.
- T'es fou ? Si on se met à bouger ils nous attaqueront.
- Il faut partir d'un coup, à la verticale et le plus vite possible. Passé deux kilomètres nous leur aurons échappé.
- Ils vont entendre le bruit d'initialisation des réacteurs !
- On ne peut pas rester ici !

- Mon Roi vous êtes vivant ?
Il l'était. Il s'en étonnait presque lui-même. Sa grande résistance avait fait de lui le Roi depuis maintenant quelques semaines. Mais c'était déjà la fin de son règne. On avait vu plus court chez les Saiyans, mais quand même. Il voulu se toucher le ventre, pour sentir l'étendue des dégâts, mais il ne pouvait pas bouger sa main. Ce n'était pas qu'elle était fortement encastrée dans la pierre, mais il n'avait pas de contrôle sur elle. Il essaya de bouger des membres, mais il n'arriva qu'à bouger la tête. Un peu à gauche, un peu à droite, et il pu mieux voir son conseiller, qui flottait devant lui.
- Mon Roi, vous avez un dernier ordre à donner avant que l'on prenne le temps de choisir un nouveau Roi. Un ordre urgent. M'aiderez-vous ?
- Tu n'es qu'un espion vendu aux Tsufuls, voulait répondre le Roi, mais il n'avait pas la force de parler. Alors il fit oui de la tête, car il ne voulait pas mourir ici et maintenant, encastré dans un mur du château. Il voulait voir ce qui s'était passé là-bas, et voir comment le monstre avait été vaincu.
Le conseiller pris le corps du Roi du mieux qu'il pu, et le sorti du mur, il le pris sur lui et ils volèrent vers le lieu du combat. Ce furent des moments d'intenses douleurs pour le Roi, mais c'était un Saiyan.

De nombreux Saiyans étaient maintenant regroupés autour du monstre, autour de Hanasia, qui n'était plus transformée. La plupart volaient. Presque tout le monde savait voler dans la capitale.
- Tu es super forte ! Fit un Saiyan. Tu as été extraordinaire.
- D'où viens-tu ? De loin, dit un autre en touchant son habit, fortement différent de ce qu'ils portaient eux. Elle avait une peau d'animal à fourrure à peine tannée, alors qu'ils portaient tous des toges autrement plus raffinées, c'est à dire qui ne puaient pas et grattaient moins.
- Dit, c'est toi le Guerrier Millénaire ?
- Saiyanne, c'est comment qu'on t'appelle ?
- Où as-tu appris à te battre ?
- Saiyanne, comment fais-tu pour la lumière ?
- Hey, tu aimes les grand Saiyans dans mon genre ?
Malgré les destructions, malgré les nombreux morts, ils étaient tous excités par le combat, par elle. Et Hanasia elle-même, qui n'avait jamais voyagé aussi loin, devait être émerveillée par la capitale. Mais là, elle pleurait, intérieurement, les victimes du champs de bataille.
Elle leva la tête. Arrivait un drôle de couple, un Saiyan transportant un autre aux portes de la mort. Le Roi ! S'exclama un Saiyan proche d'elle. Ils descendirent vers le groupe et le Conseiller pris la parole.
- Le Roi a quelques ordres avant de mourir. Nous devons ramener les corps des envahisseurs dans le château. Ceux qui ne sont pas morts ne doivent pas être achevés. Et enfin, il faut faire prisonnier cette chose volante.
Subitement la chose volante se mit à trembler et émettre un bruit. Elle allait s'enfuir.
- Tous ! Jetez-vous sur ses parois, mais ne la cassez pas ! Mettez-vous autour d'elle pour l'empêcher d'aller où elle veut ! Tous joyeux, ils se jetèrent par dizaines sur le vaisseau, lorsque celui-ci se mit à se déplacer à toute vitesse vers le haut. Alors tout ceux qui étaient dessus se mirent à pousser vers le bas. Les parois étaient extrêmement résistances, puisque capable de subir une entrée dans l'atmosphère. Du coup elle ne se déchirèrent pas sous la pression ponctuelle de leurs mains et leur jambes, car certains étaient à genoux dessus. Tout juste elle se plia un peu. Les Saiyans poussèrent un peu et soudainement eurent le dessus, et le vaisseau s'écrasa sur le sol. Les réacteurs s'arrêtèrent et les navigateurs regrettèrent tous de ne pas avoir de Dieu à prier.

-Nous avons beaucoup de choses à faire. Analyser et tout savoir sur le corps de ce monstre. Soigner si possible les survivants et les interroger. Contacter les systèmes extérieurs en qui nous avons parfaitement confiance, faire un grand conseil pour décider notre action. Allons-nous déclarer une guerre ouverte contre les Démons et parader fièrement avec l'un des leurs décédé, ou tout faire disparaître et espérer de la tranquillité le temps qu'ils enquêtent sur cette histoire ?...
- Plus rien ne sera jamais comme.. avant, dit Diluviennita pour elle-même.

Les Saiyans qui entouraient le vaisseau, commandés par le Conseiller, se dirigèrent avec une coordination aléatoire mais suffisante, vers la mer. Des Saiyans prirent les corps des envahisseurs, ces animaux habillés étranges, et les jetèrent sur un tas. L'un deux, remarquant que le corps qu'il avait pris respirait encore, regarda à gauche, à droite, puis lui brisa le cou, en disant, discrètement, prends cela monstre ! Et il jeta son corps sur le tas.
Ce n'aurait pas été le Roi, personne ne ferai attention au corps du Saiyan qui mourrait sur le sol. Etant le Roi, quelques Saiyans qui avaient un rôle au château l'entouraient. Hanasia s'approcha, et elle vit son regard se porter sur elle. Il était évident qu'il n'en avait plus que pour quelques minutes. Mais son regard était puissant, vivant, et douloureux aussi, au vu des circonstances. C'était le Roi. Il avait le double de son âge et vécu de plus nombreux combats. Et en la voyant, il reconnaissait sa force et voulait la voir jusqu'à ce qu'il ne le puisse plus.
Hanasia s'agenouilla près de lui et lui pris la main, geste habituellement réservé aux amis ou à la famille proche. Son acuitée de Super Saiyanne lui faisait ressentir en ce simple geste encore plus d'informations sur le mourant. Elle sentait tout vibrer en lui, chaque impulsion de vie, sa respiration, au travers de sa main elle sentait tout. Ressentir en synchrone ses derniers instants, c'était pour la Saiyanne empathique à la fois une bénédiction et un malheur qui torturait ses émotions.
Le Roi la vit pleurer et il mourut déçu.
- Tu es la nouvelle Reine des Saiyans, dit une voix derrière elle. Savait-il que le Roi venait de mourir ou s'en foutait-il totalement ?
- Non, répondit-elle en se tournant, voyant que c'était le conseiller qui avait parlé. Ca ne m'intéresse pas.
- Reste au moins ici, finit-il en s'envolant. Nous te devons bien une fête et un repas. Tu es la bienvenue au château. Et il s'envola vers la mer.
Hanasia se leva et s'envola pour échapper aux questions ou félicitations des autres Saiyans. Elle se déplaça rapidement vers une autre partie de la ville et se posa discrètement entre deux constructions. Personne ne faisait attention à elle, tous parlaient de ce qu'il venait de se passer et s'envolaient vers le point du combat.
Il y avait quelque chose d'irréel à la capitale. Chaque maison touchait une autre, et chaque construction était faite de façon à avoir des rues, des chemins, en bref, toute une logistique efficace, qui faisait de cet endroit une ville. De plus, aucune maison n'était vraiment inférieure à une autre. Si dans un village la plupart des maisons gardaient souvent la trace des dernières destructions plus ou moins accidentelles, ici aucune crevasse béante, aucun mur non fini, tout était construit, finalisé, et réparé, par les Saiyans les plus habiles à la construction.
D'ailleurs il y avait trop d'habitants pour que chacun puisse chasser de son côté, les plaines aux alentours devaient être vides de tout gibier avec une telle population de morphales à pattes. Clairement il y avait une grande organisation dans la Capitale.
Hanasia en était déjà à sa troisième "place publique". Entre des maisons, un espace ouvert et presque esthétique, avec des plantes, des sièges et des tables, comme pour les autres. Ici, les points de rendez-vous étaient nombreux, car on ne restait dans les maisons que pour dormir, échapper à la pluie ou avoir un peu de solitude. Sur celle-ci, il y avait justement un banquet, abandonné car tous étaient partit voir ce qu'il s'était passé au lieu de son combat.
Bien qu'il n'y eu aucun feu dans la place, il y avait de la viande grillé, qu'elle n'avait jamais vu, accompagné de fruits et autres mets qu'elle n'avait jamais vu. Elle s'approcha d'une table et goûta.
- Hey ! Fit une petite Saiyanne à deux tables de là. Qui t'a invité ? A l'évidence elle ne devait pas savoir voler et avait préféré profiter du banquet à elle seule plutôt que de sautiller de rues en rues pour se faire écraser par la foule. Bon raisonnement.
- Jhe meuh suis inhvité, répondit Hanasia la bouche pleine, attrapant de sa main libre des trucs. Elle ne savait pas ce qu'étaient ces trucs, mais elle allait les engloutir.
- Dehors la rurale ! Fit la gamine, en crachant des raisins à chaque syllabe. C'est mon anniversaire, et t'es pas invitée !
- Bonh anniverfaire, continua Hanasia en prenant un verre contenant un liquide non transparent. Le verre était drôlement bien fait, tout comme les plats sur ces tables. Chez eux, on créait les récipients avec ce qui traînait. Pour les verres on évidait des cornes ou des défenses, et on les plantait sur les tables en bois, qui finissaient toujours pleines de trous et irrégulières, de sorte qu'il fallait changer de tables tout le temps. Ici le fond était plat, la contenance très grande, quelle efficacité. Et elle le bu, elle n'avait jamais rien bu de pareil. Ce n'était pas juste du jus de fruit. Ca piquait et c'était bon à la fois.
- Très bien, je vais te jeter dehors moi ! La petite fille se jeta sur elle, mais elle fut reçue par un pied tendu. Elle balança ses bras dans tous les sens, mais ils étaient moins grands que la jambe d'Hanasia. Peine perdue. Son adversaire n'avait aucun mal à continuer à la tenir à distance, en déplaçant son pied pour être toujours devant elle, et ce sans la regarder et en continuant à manger, ce qui était très énervant.
- Hum, d'autres verres. Hanasia se déplaça en flottant, pour garder sa défense impénétrable, et attrapa une autre coupe de vin, qu'elle vida expressément. Sur le bord de la table, il y avait encore un aliment inconnu. Hop, elle le mâchait déjà. Hum, pas bon. Elle le cracha et tira un plat à elle, fouillant entre les éléments qu'elle avait déjà testé. Elle fini par piocher un os à ronger qu'elle brisa entre ses dents, et se déplaça à une autre table.
- La botte secrète des Artemis ! Cria la petite fille de la ville, qui pris appuis sur la jambe d'Hanasia avec ses mains, et jeta tout son corps en avant. Du bout de ses pieds joints elle allait frapper fort en plein sur les côtes de son adversaire. Mais à grande vitesse, elle s'était tournée et c'était le vide que ses pieds traversèrent. Sitôt poussée d'une main forte, la gamine fut écrasée sur le sol d'un coup de la grande.
- C'est débile de crier le nom de l'attaque avant, commenta Hanasia en prenant, de ses deux mains, deux coupes, qu'elle essaya de se verser en même temps dans la bouche, aboutissant à une fontaine de liquide sur elle et sur le sol. Ce n'était pas grave, ce dernier était déjà couvert de boissons et restes, comme à toute fête digne de ce nom.
Hanasia commençait à ce sentir bizarre. Ce n'était pas le simple attrait de cette nouvelle nourriture. Elle avait déjà oublié ses soucis et la mort du Roi qui lui semblait déjà lointaine. Il lui semblait aussi que la profondeur du monde oscillait, comme si les maisons s'approchaient et s'éloignaient, alors que pertinemment, rien ne bougeait. Elle pris un autre verre, un seul cette fois, pour le boire lentement. Ce n'était plus piquant du tout et carrément bon.
- Yaaaaahhh ! Cria la petite fille dont c'était l'anniversaire, en courant vers son ennemie. Elle sauta pour lui donner de nombreux coups, qui furent maladroitement repoussé d'une main. Elle continua ses attaques, et certaines touchaient, un peu, mais sans sembler faire un quelconque dommage. Alors elle fini par s'accrocher à sa main, et à la mordre le plus fort possible.
- Aie ! Cria Hanasia, sans pour autant lâcher le dernier verre rempli de la table. Hanasia fit des moulinets dans tous les sens mais la mordeuse [whaaa, à une lettre près...] tenait bon. Alors elle l'écrasa à nouveau sur le sol, tête la première cette fois, ce qui eu pour premier effet d'écraser les mâchoires sur sa main, pour second effet de renverser la moitié du verre, chacun ayant pour même effet une insulte intraduisible ici de la part d'Hanasia.
- Gnugnugnugnugnuuuu.. grinça la fille sans lâcher prise, le sang lui coulant sur le visage. Elle souffla de douleur lorsqu'Hanasia lui planta le pied dans le ventre sans trop se discipliner. Puis, tenant la fille au sol avec le pied, elle tira sur sa main vigoureusement, ce qui n'eut aucun effet. La jeune pitt-bull en herbe préférait se faire écarteler plutôt que de lâcher, ce qui n'allait pas tarder à arriver.
Hanasia vida son verre sur le visage de la fille, qui fit "gloup garl" et toussa, lâchant l'emprise si peu longtemps, qu'elle se fit mal aux mâchoires lorsque celles-ci se refermèrent l'une sur l'autre. Tournant sa tête dans tous les sens à la manière d'un chien mouillé, la petite Saiyanne enleva tout le liquide de ses yeux, et ceux-ci étaient rouges lorsqu'elle se releva pour la suite du combat. Furibarde, elle se demanda alors où était passé son adversaire.
Hanasia était loin derrière elle, à une autre table. Elle avait déjà dans la bouche de la nourriture et en la mâchant la bouche ouverte, elle la rinçait d'un autre verre. Décidément portée sur le multi-tâche, elle regardait sa main qui portait une épaisse trace de dents. Les muscles étaient rouges et endoloris, il y avait un peu de sang. N'eut été sa terrifiante résistance naturelle, la moitié de sa main serai encore dans la bouche de la petite fille.
- Tu es maintenant mon ennemie mortelle ! Cria la gamine en désignant Hanasia du doigt, qui s'en fichait déjà, ayant trouvé un autre verre. Je te poursuivrai jusqu'au bout du monde, et dans un an, dix ans, ou plus s'il le faut, je te tuerai, je te... papa !! La fille elle m'embête !!!
Quelques Saiyans étaient revenus, déçus du manque d'informations trouvables là-bas. Ils trouvèrent leur petite dernière crachant du sang, et se passant la main sur le visage comme on se passerai nonchalamment la main pour déplacer une mèche de cheveux, mais ici pour effacer la trace rouge d'une blessure. Ils trouvèrent également leur banquet un peu attaqué (il était quand même difficile de faire la différence), et une inconnue se baffrant dans la table du fond, avec des gestes aléatoires laissant entendre qu'elle était saoule.

Les vagues fouettaient d'autres vagues. Ah ! L'océan, terrifiant, incontrôlable, ses secrets... dont les Saiyans se sont toujours foutus. Ils volaient à un kilomètre au-dessus de l'eau, en formation serré autour d'un vaisseau extra-terrestre...
Les Saiyans suivaient le Conseiller qui les avait rejoint dès leur entrée en mer. Il les guidait en suivant lui-même les indications qu'il lisait, à l'évidence, de son bracelet. Cela faisait déjà plusieurs heures. Pas grand-chose pour le groupe, qui tenait bon et maîtrisait maintenant une telle coordination que le vaisseau n'essayait plus aucune fuite. Mais ils en avaient un peu marre. De plus ils avaient perdus les côtes et savaient que dans ce genre de cas, on pouvait mettre de nombreuses heures à les retrouver, souvent à des centaines de kilomètres de son point de départ, puisqu'il n'y avait rien pour se guider.
- On est presque arrivé, dit le Conseiller qui sentait leur mauvaise humeur. Presque arrivé, mais où, se demandèrent-ils tous. Aucune île, nulle part où poser le vaisseau.
Et soudainement, entre les nuages, sortit un gigantesque pavé couleur ciel. Enorme cube volant, nul n'en avait vu de pareil sauf un ou deux, de loin, qui avaient combattu le Guerrier Millénaire près du village d'Hanasia. Une grande ouverture carrée leur faisait face. Le Conseiller y entra. Ils le suivirent.
- On pose ! Fit-il, et ils descendirent lentement. Ceux qui étaient en-dessous s'éloignèrent et ils firent toucher le sol à leur prisonnier. Attention... prévint le conseiller... On se casse ! Et tous s'enfuirent du trou, qui se refermait déjà. Au moment où le dernier Saiyan sorti, la fermeture s'accéléra, et le trou fut fermé, avec le vaisseau à l'intérieur.
- C'était quoi ça ? Dit un Saiyan.
- Ce sont les secrets du Roi, répondit le conseiller. Ne t'inquiète pas, nul ne pourra trouver le vaisseau ici, vous-même n'avez aucune chance de le retrouver. Allez, suivez-moi, je connais le chemin vers la capitale. Inutile de parler de cela bien sûr...
Le conseiller savait qu'il ne pourrait pas les tuer tous, et surtout, que ce genre de racontars partait en rumeurs, si vite démenties par les conteurs, qu'elles laissaient juste un fascinant mystère derrière elles.
A l'intérieur du titanesque vaisseau Tsuful, les lumières s'allumèrent et le hangar fut envahi de soldats Tsufuls et de robots armés. Ils entrèrent dans le vaisseau et firent prisonniers les navigateurs.

Une fois revenu au château, le Conseiller pu voir le tas des cadavres entreposés dans une grande salle, avec les deux morceaux de leur chef géant sur le côté. Il y avait deux prisonniers, un qui se tenait le ventre, déchiré de parts en part, et un autre, juste blessé, fermement tenu par un commit d'office qui faisait deux fois sa taille.
Les Tsufuls iraient chercher discrètement tous ces corps pendant la nuit, mais il fallait mettre ces deux monstres dans l'infirmerie regorgeant de matériel Tsuful avant qu'ils ne meurent. Il appela les quelques Saiyans du château, qui, comme lui, étaient dans la confidence, pour s'acquitter de cette tâche.
- Les ordres "du Roi" sont respectés. Maintenant, je dois retrouver la fille.

Suite

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