Fanfic - La saga de Hanasia, Reine des Saiyans - Chap 22

La saga de Hanasia, Reine des Saiyans - Chap 22

Rencontres inter-raciales

Yshar entra dans une grande salle où étaient tous les autres guerriers. Leurs forces s'éparpillaient dans tous les couloirs. Il était rare de voir un rassemblement d'autant de combattants si puissants.
Il y avait de nombreux guerriers inconnus. Beaucoup avaient une aura plutôt faible, mais certains, qu'il n'avait jamais vu, imposaient par leur prestance. Yshar reconnu quelques légendes. Parmi elles, un ancien guerrier de la cour, qui avait survit à l'attaque d'un Démon du Froid. Il affichait une sacré force au compteur malgré son bras en moins et l'énorme cicatrice qui parcourait tout son corps. A côté, un être de l'espèce des Morgoths, des monstres énormes et très résistants. Dans un coin, un rebelle très connu pour ses nombreuses actions contre les Démons, qui discutait avec beaucoup d'autres.
Entre un mutant aux pouvoirs télékinésiques et un assassin barbare armé d'une énorme épée faite en alliage des étoiles, un Namek. Le Namek ! C'était Bourgo, le seul Namek connu de l'univers.
Yshar n'hésita plus et se dirigea vers lui. Il faisait maintenant parti de l'élite des guerriers ! Il pouvait fièrement marcher parmis ces légendes et ces monstres de combat.
- Bourgo-sama, l'interpella-t-il. Je suis Yshar, je suis enchanté de vous rencontrer.
- Yshar le droitier. Je vous connais. Alors c'est vrai que vous ne combattez que de la main droite ?
- Vous me connaissez ? Fit-il, étonné et heureux d'avoir déjà une réputation. Hum, non je combats comme je peux, rares sont les cas où on peut se permettre le choix de nos armes, ah ah ah... Mais je ne donne mon coup fatal qu'avec la main droite.
- C'est traditionnel.
- Oui, ça vient de ma planète. On détruit avec la main droite, on pardonne avec la main gauche.
- Cette main gauche... n'a pas été utilisée depuis longtemps.
- Ah, je dois dire qu'en ces temps de violence, le combat diplomatique fini toujours en bain de sang.
- C'est dommage, qu'avec un tel pouvoir de pardon, tu ne l'utilises pas. Tes deux mains sont couvertes de sang.
Yshar sursauta sans savoir s'il venait d'être insulté.
- Je n'ai pas... spécialement plus de pouvoir de pardon qu'un autre...
- Je ne connais aucun autre guerrier dont un organe sert à pardonner. C'est une chance. Utilise-là.
Le Namek se tourna pour faire face à une personne qui s'approchait d'eux. Yshar était un peu bouleversé. Ce n'est qu'une tradition, pensa-t-il.
Deux mètres dix, une crinière sur la tête et une énorme mâchoire, c'était le barbare.
- Bourgo-dono, c'est une joie de vous revoir. Nous avions si peur que vous ayez été trouvé par le Seigneur Chill sur la planète Blizzard VII.
- Krämm d'Istaal, ravi également. Pas d'inquiétude, Chill n'a retrouvé que mes jambes, mes bras, une partie de mon ventre, une antenne et deux oreilles dans les décombres de la forteresse qu'il avait détruite.
- Nous avons forgé une nouvelle épée pour le combat qui nous attends. Voulez-vous la voir ?
- Avec plaisir, menti Bourgo. Krämm sortit de son dos sa lame géante. Très épaisse, très coupante, elle brillait d'un bel éclat.
- Elle est magnifique, dit Yshar. Je n'avais jamais vu de métal étoile.
- Oh ! Merci, dit le barbare. Nous sommes Krämm d'Istaal. Enchanté.
- Yshar le droitier. Superbe... Elle... elle peut trancher un Démon du Froid ?
- Oui, répondit Krämm. Si elle le touche. Cela fait des générations qu'ils ont apprit à se méfier de telles armes. Nous voulions justement proposer un plan d'attaque à plusieurs pour faire une faute d'inattention à un Seigneur Démon, afin que nous l'attaquions avec succès. Nous avons prévu une cape pour cacher notre arme et la sortir par surprise.
- Monsieur Krämm, j'ai parfaitement la technique qui pourrait convenir. Elle n'est pas connu hors de ma planète.
- Ce n'est pas suffisant, dit Borgo. Tout le monde sait que tu te bas à l'épée. Il faudra cacher tout ton corps. Il faudra également que tu sois au coeur de la bataille, sinon tu n'auras pas le temps de venir et porter ton coup.
- Un déguisement ?
- Connaissez-vous les bombardiers ? Dit un petit homme qui s'immisça dans la conversation. Ce sont des combattants, ou des vaisseaux, qui lancent des boules de feu très puissantes. Ils ne savent en général rien faire d'autre.
Le Namek, le barbare et le droitier tournèrent la tête.
- On les voit souvent dans des combats d'armée. Lorsqu'il s'agit de combattant, on les habille d'un très grand drap pour cacher leurs mouvements afin que les ennemis ne sachent pas vers où et quand ils tirent. La plupart du temps, ils ne sont pas bon en combat rapproché, alors deux ou plus combattants ou vaisseaux tournent autour de lui comme une muraille.
Ils continuèrent à écouter sans vraiment voir où il voulait en venir.
- Mais dans un combat de haut niveau, les bombardiers sont souvent peu utiles, car on voit toujours une boule de feu arriver. Alors sauf s'il est trop efficace, on ne s'en occupe pas trop.
- Je vois, dit Bourgo. Le bombardier vole au coeur de la bataille et n'est pas spécialement attaqué. Si ce bombardier est Krämm, il sera à couvert, déguisé, et proche pour frapper. C'est parfait.
- Oh... nous ne sommes... pas très bon au lancer de boules de feu.
- C'est parfait, répondit Yshar. Ainsi on ne cherchera pas à vous descendre.
- Il faut que le bombardier ait quand même une certaine crédibilité, dit Bourgo. Il y a de sacrés stratèges dans la cour et si nous occupons des guerriers à faire muraille pour un bombardier innefficace, ils vont suspecter quelque chose.
- Je suis bombardier, dit le petit homme. C'est mon métier, ma seule compétence. Vous êtes si grand que si je partage le camouflage avec vous, cela ne fera pas de différence visible.
- Je pense que c'est un bon plan. Il sera dommage de ne pas utiliser les compétences de combat de Krämm au début du combat, mais si nous pouvons tuer un Démon, alors nous aurons réussi un grand acte.

Le soleil tapait fort sur l'arène de combat, et malgré la monotonie, les gradins et le ciel étaient toujours remplis de spectateurs.
- Toujours invaincue, cria le conseiller Royal dans son orbe magique. Personne ne va donc détrôner Hanasia ? Mais qui vois-je arriver ? C'est bien Baddacku, celui qui a manqué de peu sa chance d'être Roi la dernière fois !
Monta sur le ring un impressionnant Saiyan, adulte et buriné, avec quelques cicatrices. Par sa présence il réveilla Hanasia. Celui-là allait être intéressant.
- Pour ceux qui n'étaient pas là, Baddacku avait fait un sans faute sur trente sept combats, mais c'est l'épuisement et la grande résistance de notre ancien roi qui ont eu raison de lui. Il combat avec un art étrange que d'aucun jugent de magique !
- Magique ? Demanda Hanasia.
- Tu vas comprendre, jeune fille, dit-il. Puis il fonça sur elle. Il était très rapide, mais seulement assez pour obliger Hanasia à rester en alerte. Il donna un coup qu'elle évita facilement et elle en donna un autre.
Mais au lieu de le parer ou l'éviter, Baddacku se tourna légèrement et laissa glisser son poing sur lui, puis attrapa son bras. Alors qu'elle allait se dégager, il tourna sur elle-même en utilisant son mouvement et appuya sur son articulation. Il la fit subitement prisonnière en coinçant son bras dans son dos, et en comprimant un point faible de son articulation.
- Argh ! Fit Hanasia. Gnnn.... Elle essaya de se dégager mais ça lui fit surtout mal. Elle voulu lui donner des coups de pieds mais comme il volait derrière elle, elle ne pouvait l'atteindre. Son autre bras était coincé aussi.
Il la poussa alors vers le sol et l'écrasa dans le ring. Il lâcha alors un de ses bras et pilonna son corps de coups, l'enterrant encore plus.
Le bras libre d'Hanasia était coincé dans le sol, mais avec sa force ce n'était pas grave. Elle creusa de son mouvement autour d'elle et son bras était dehors.
A l'instinct, elle balaya l'air dans son dos, mais ne le touchait jamais. Pourtant il était bien là, puisqu'il la tenait au sol ! En fait il se baladait simplement efficacement au-dessus d'elle.
Comme elle résistait bien, Baddacku recommença à la frapper de plus en plus fort, car il savait qu'elle pourrait finir par se libérer.
Et elle le fit. Presque insensible à la douleur, elle re-rentra son bras dans le sol, et décida de tourner sur elle-même, creusant le ring. Elle le fit vite pour qu'il n'ai pas le temps de réagir, et se retrouva couchée sur le sol, mais enfin face à lui, et sans l'articulation du bras bloqué.
Baddacku ne se démonta pas et lui envoya le poing sur le visage.

Le crâne d'Hanasia se planta dans le sol et elle sentit son corps s'envoler. Il la tenait toujours par le bras et l'envoyait s'écraser à nouveau contre le sol. Mais contrairement à ce qu'il pensait, Hanasia n'était pas sonnée. Il ne tapait pas assez fort.
Elle maîtrisa son atterrissage, lui fit lâcher son bras, et s'éloigna.
Il y eu un petit temps de pause. Baddacku n'était pas du tout fatigué, et Hanasia respirait fort. Elle avait fait n'importe quoi et perdu pas mal d'énergie inutilement.
- Tu es risqué comme gars, je ne vais pas prendre de risque, dit-elle.
Hanasia ferma les poings et les yeux. Elle se contracta et augmenta son énergie.
- Gnnn.... gnnnn!!!!
Rien ne se passa.
Il y eu un silence étonné. Et Hanasia réessaya. Mais la force ne venait pas. Baddacku lui comprit qu'il devait profiter de son temps mort, et lança des boules de feu sur elle et le sol afin de perturber sa vision, tout en fonçant sur elle.
Les boules de feu crépitèrent et Hanasia sortit de son inutile concentration. Elle sentit un poing dans son ventre et partit en arrière. Elle se jeta alors dans les airs avant qu'il ne lui attrape un membre. Dans le ciel elle le chercha, mais il n'était visible nul part, roi de la discrétion. Elle tourna sur elle-même pour ne pas être surprise, mais il était au-dessus. Et, se tenant à l'envers, il lui mis le bras autour du cou et commença à l'étrangler.
- Ah ! T'es lourd ! Glrl...
Il fallait qu'elle change de tactique, et qu'elle compte plus sur sa force. Elle descendit en l'emportant avec lui et, les fit tourner. Cette fois, c'est elle qui jeta son adversaire sur le sol.
Mais Baddacku l'avait déjà lâché et toucha le sol sans douleur. Il reparti à l'attaque en changeant plusieurs fois subitement de direction.
Mais il n'était plus question d'hésiter pour Hanasia. Elle parti en très grand vitesse et tourna autour de lui. Elle lança des boules de feu très puissantes en prenant bien soin de les faire partir vers le ciel. La plupart s'envolèrent, mais son adversaire fut touché par deux. Il fut très surpris par la puissance individuelle de ces attaques groupées.
Alors qu'il se réorienta, il vit Hanasia, qui cette fois, lui prit son bras à lui.
- Tu ne t'enfuiras plus !
Elle se déplaça dans les airs et ses pieds éclatèrent le visage de Baddacku. C'était suffisant, elle le lâcha et il tomba au sol.

Baddacku n'était pas mort. Il fut transporté aux soins, et Hanasia se dit qu'il pourrait peut-être devenir son instructeur. Elle comprit aussi que sa transformation en cheveux jaunes n'était pas si simple que cela, et qu'elle devrait s'entraîner si elle voulait la sortir autrement que sur le coup de la colère.
Le reste de la journée se passa sans encombres et sans nouvel adversaire sérieux.
- Bon c'est bon, là, je suis Reine ?
- Tu es Reine, lui dit le conseiller, jusqu'à dans deux semaines, où les combat finaux se dérouleront.
- Encore des combats ?
- Oui, deux semaines c'est le délais qu'on laisse pour que tous les participants éventuels soient prévenus de l'évènement, et puissent arriver.
- Bon OK. On va voir les Tsufuls ?
- Demain, il est tard.
- OK conseiller... Tu m'as dit qu'on verrait les Tsufuls aujourd'hui. Devrais-je déjà te tuer et changer de conseiller ?
- Allons, soyez raisonnable...
Hanasia attrapa le conseiller par le col et le souleva du bout du bras.
- Ecoute machin. Chez moi les promesses on les tient. Les menteurs je les supporte pas. Alors ce soir, on va voir les Tsufuls.
- Mais... ils ne sont pas prêt à vous recevoir... Il doivent venir et...
- Et bien ils feront vite. Le conseiller comprit qu'il ne pourrait pas négocier. Il monta son avant-bras et toucha à des boutons de son appareil.
- Je les appelle là... vous pouvez me lâcher.

Erikalomecita avait le coeur qui battait très fort. Bien qu'on lui avait dit que c'était trop dangereux et qu'une personne de son importance ne devait pas prendre de risques, elle était montée à bord du vaisseau qui allait rencontrer, en personne, Hanasia la Super Saiyanne, nouvelle Reine.
Cette dernière n'avait pas accepté de parler à leur petit robot vidéo transmetteur qu'ils avaient au palais de la Capitale. Elle voulait les voir en vrai. Comme il était inacceptable qu'elle vienne chez eux, et qu'eux viennent à la capitale, ils volaient au-dessus de la mer et Hanasia suivait son conseiller vers le point de rendez-vous.
Erikalomecita avait suivit Hanasia depuis le début. Elle avait pleurée avec elle. Elle avait souffert avec elle. La voir en vrai serai comme un rêve. Elle pourrait lui parler, en vrai. Elle espérait que sa maîtrise de la langue Saiyanne serait suffisante.
Hanasia et le conseiller volaient depuis quelques temps lorsqu'elle aperçu un point dans le ciel. Ils s'approchèrent, c'était une grosse boîte grise volante. Un trou se fit en elle, et le conseiller y entra. Elle le suivit. C'était lumineux à l'intérieur. Ils se retrouvèrent dans une grande salle, dans laquelle se tenaient une poignée d'être étranges : les Tsufuls.
- Bienvenue à la Reine des Saiyans, dit le Tsuful qui avait l'air d'être le chef.
- Vous vivez dans des trucs qui volent ? Dit Hanasia en regardant dans tous les coins, sans répondre à son salut.
- Hum, non, nous voyageons avec.
- Bon... alors vous qui savez tout, j'ai beaucoup de questions à vous poser. On va prendre au début. Ma vie c'est le bordel depuis ce moment.
Quelques Tsufuls se regardèrent, légèrement inquiets.
- Est ce que vous savez qui est ce Saiyan totalement fou qui a attaqué mon village et tué mes amis ?
- Hiik!! Erikalomecita laissa échapper un cri de peur. Elle n'avait plus pensé à cela et subitement elle se rendit compte que la Saiyanne qu'elle aimait tant, elle était responsable de son malheur. Elle avait envoyé un tueur sur son village. Elle avait tué son père !
Hanasia se tourna vers elle et elle baissa la tête, craintive.
- Qu'est ce qu'il a, lui ? Demande Hanasia qui n'avait pas les connaissances nécessaires pour reconnaître le sexe d'un Tsuful.
- Elle vient de tousser, dit le capitaine, serein. Votre village a été attaqué donc. Nous ne savons rien de tout cela, mais donnez-nous des détails, et nous enquêterons, mentit-il effrontément.
- Le conseiller m'a dit que vous regardiez ce qui se passe chez nous, dit Hanasia.
- A la capitale, oui. Mais c'est tout. Ecoutez, nous allons envoyer un robot discret à votre village à la recherche de traces et d'indices sur ce Saiyan. Nous serons capables de restituer beaucoup de choses avec cela. Nous sommes très efficaces.
- Ah. Et bien mon village... heu, il n'en reste pas grand-chose, le Guerrier Millénaire a tout détruit.
Il y eu un moment de silence.
- On cherchera quand même, dit le capitaine du vaisseau. Avez-vous encore le corps de ce Saiyan ?
- Ben non, il est détruit.
- On fera au mieux, et on vous tiendra au courant, d'accord ? Dit le capitaine, une goutte de sueur au front.
- D'accord. Alors deuxième question.
- Oui.
- Qui sont les deux types qui m'ont aidé et sauvée lors du combat contre le guerrier Millénaire ?
- A cela je peux répondre dit le capitaine qui continuait à prendre la parole, car Erikalomecita était toujours recroquevillée sur elle-même. Il s'agit de Dieux protecteurs de l'univers.
- Ils sont sympa.
- Et ils n'apparaissent normalement jamais aux yeux des mortels. Nous avons été très surpris de leur présence.
- Ok. Maintenant je veux plus de détails sur les envahisseurs qui vivent dans le ciel et tout ça. Parce que c'est pas clair cette histoire.

Durant un long entretien, et avec images holographiques à l'appui, l'équipage montra les Démons du Froid, parla d'eux, de leurs hiérarchie et de l'univers environnant. Ils présentèrent les concepts d'espace, de planètes, d'extra-terrestres de différentes formes...
L'atmosphère se détendit avec le temps, car Hanasia était très curieuse et intelligente, et les Tsufuls didactiques pour parer à son manque de culture en usant d'allégories et d'images simples. Les Saiyans savaient déjà que leur monde était rond, il n'était pas difficile de passer à ce monde flottant dans l'espace comme une île flottant sur l'eau. Les Saiyans ne s'attachent pas à des croyances.
Elle était comme Harry Potter découvrant des choses nouvelles et bon, elle les acceptait.
- Alors les envahisseurs démons vont revenir ?
- Ils vont venger leur frère, c'est évident.
- Vous pensez que je ne pourrai pas les battre.
- Vous l'avez vu vous-même : Cooler devenait plus puissant quand vous l'avez achevé. Les autres viendront au top de leur force, et s'ils sont plusieurs...
- Je m'entraînerai... et je deviendrai plus forte.
- C'est... une situation envisageable, mais nous nous demandions si ce ne serai pas plus sûr d'avoir plus de Saiyans comme vous. Ne serait-il pas possible que l'on entraîne d'autres Saiyans à se transformer en Super-Saiyans comme vous ?
- Comme moi ?
- Et bien oui... votre transformation avec les cheveux jaunes, on appelle cela le Super Saiyan. Et si vous pouvez le faire, d'autres Saiyans peuvent le faire.
- Je ne sais pas. Je ne sais pas comment je fais pour me transformer, et les autres sont des Guerriers Millénaires... il semble que je sois un cas unique.
- Nous sommes sûr que c'est reproductible.
- Ne voudriez-vous pas, dit un autre Tsuful, que l'on découvre le secret de votre transformation ? Il suffirait de vous étudier un peu... Vous pourriez passer quelques tests.
- Heu quoi ? Fit Hanasia. Non, je me moque du secret de ma transformation. J'étais déjà forte avant cela, j'ai battu Stagarnos. C'est pas des cheveux jaunes qui me rendent forte. Pour être Reine, j'ai battu tout le monde sans ça.
- Ca vous confère quand même un énorme boost de puissance.
- Ce n'est pas ce que je dis. Je dis que les autres Saiyans ne pourront pas se transformer parce qu'ils ne sont pas assez forts.
Un ange passa dans la salle. Les Saiyans étaient fiers et leur nouvelle Reine ne comptait pas devenir un sujet d'expérience. Qu'importe, pensa un Tsuful, le château est truffé de nos appareils et nous pourrons quand même mesurer beaucoup de choses sur elle. Mais de là à découvrir son secret...
Erikalomecita pris la parole pour la première fois.
- Vous savez, les démons ne prendront aucun risque. Depuis des siècles ils sont indestructibles. Or sur cette planète il y a quelqu'un capable d'en tuer un. Alors ils vous tueront, ils vous tueront tous. Aucun Saiyan ne sera laissé vivant, et notre planète sera détruite.
- Les autres Saiyans n'ont rien à voir avec ma force...
- Mais comme nous ils pensent que les autres Saiyans pourrons à un moment ou un autre se transformer. Donc ils élimineront votre espèce. Vous comprenez ? Les combats qui vont arriver ont toutes les vies sur notre planète en jeu.
Hanasia resta hébétée un instant, durant lequel de nombreux visages de ses amis passèrent dans sa tête. Elle était maintenant responsable d'eux. Pas en tant que Reine, mais en tant que guerrière, responsable de leurs vies à tous. Le Guerrier Millénaire était fou, et aurait pu tuer beaucoup de monde, mais là, des monstres froids et calculateurs élimineraient consciencieusement chaque Saiyan.
- Pour votre survie, dit le capitaine, il faut rassembler vos forces contre eux. N'aviez-vous pas fait une armée pour le Guerrier Millénaire ? Mais comme vous l'avez vu, même une armée de Saiyans ne peut rien contre ces monstres. Ce qu'il faut, c'est des Super Saiyans.
- Mais... fit Hanasia en tremblant, mais je ne sais pas... Je ne sais pas comment me transformer ! Le conseiller et les Tsufuls prirent un air étonné. Je ne peux pas me transformer comme je veux ! Il n'y a que contre des adversaires surpuissants que j'y arrive.
- Et bien, dit Erikalomecita, si nous travaillons ensemble, nous découvrirons sûrement le moyen.

Après de longues discussions, il fut décidé que Hanasia reviendrai souvent les voir, et ferai quelques tests avec eux. A la capitale, elle resterai en contact grâce aux nombreux appareils qu'ils avaient laissé dans le château, et pourrait faire quelques tests sur place, car ils y enverraient d'autres matériels.
Le conseiller et Hanasia sortirent du vaisseau et flottèrent au-dessus de la mer. La grande porte grise se ferma derrière eux et le vaisseau s'éloigna lentement.
- Par où est la capitale ? Dit Hanasia.
- La machine sur mon bras me donnera la direction, répondit le conseiller.
- Bon et bien... C'est donc cela des Tsufuls. Ils sont petits.
Le conseiller vola dans une direction, et Hanasia le suivit, elle se mit à côté pour continuer à parler.
- Je les aurai bien suivit, dit-elle, mais bon j'imagine qu'ils veulent pas.
- Ils sont assez paranos... Il parait que dans le temps on les chassait et on les mangeait.
- Normal !... Je voulais justement en parler... on dirait des... tu sais, ils ont comme un air, avec leur grosse tête...
- Un air de brioche à la viande ?
- Oui ! Voilà ! C'est exactement ça !
- Bien oui, ils nous font tous ça.
- Ca me donne faim.
Ils continuèrent leur chemin sous le regard des caméras Tsufuls.
- Alors, dit le capitaine, que pensez-vous de cette Super Saiyanne ?
- Elle a l'air préoccupée par le sort des Saiyans. Comme je le pensais, dit Erikalomecita, elle est moins individualiste que la moyenne et je suis sûre qu'avec elle comme Reine, les relations entre nos deux espèces peuvent s'améliorer.
- Heu... fit un membre de l'équipage. Heu, elle voulait nous manger.
Erikalomecita s'arrêta net avec son doigt levé, comme coupée court. C'est vrai qu'ils venaient d'entendre ce qu'Hanasia avait dit dehors, et être considéré comme nourriture n'était pas des plus plaisants. Le capitaine, lui, éclata de rire. Il fallait qu'il évacue d'une façon ou d'une autre son émotion et cela le fit rire.
- Je me sens comme Tokashitema dit-il. D'ailleurs à bien y penser, ce conte prends certainement ses sources dans une histoire Saiyanne. L'ogre devait être un Saiyan.
- Ce n'est pas parce qu'elle a dit ça qu'elle veut nous manger, répondit Erikalomecita. Elle discutait c'est tout ! Après tout moi je voulais bien la prendre dans mes bras et toucher ses cheveux !...
Tous ouvrirent de grands yeux.
- Et ben je l'ai pas fais.

Annexe: Conte Tsuful
Tokashitema et l'ogre solitaire

Tokashitema et ses douze compagnons s'étaient perdus. Ils avaient vogué sur les mers pendant sept jours et plus aucune terre en vue. Les étoiles n'étaient pas visibles, et les vents ne leurs répondaient plus. La nuit et dans le brouillard, leur embarcation s'échoua contre des rochers. Une île ils avaient trouvés. Et, allumant torches et marchant en file, ils s'enfoncèrent dans les terres de cette île inconnue.

Très vite ils firent le tour de l'île. Elle était constituée uniquement d'un énorme rocher, qui s'élevait comme une petite montagne en pic. Sur l'un des côtés, une gigantesque ouverture donnait sur une caverne qui s'enfonçait dans le sol. Tokashitema et ses compagnons se demandaient s'ils devaient la visiter, lorsque le sol se mis à trembler. De très lourds pas se faisaient entendre, de plus en plus proches. Alors arriva sur le pas de la grotte, un être gigantesque, qui faisait neuf fois la hauteur de Tokashitema. Il courrait joyeusement vers eux.

"Enfin", cria-t-il d'une voix résonnante, "enfin de la compagnie sur mon île ! Entrez, entrez, petits êtres ! Vous êtes mes invités !". Tokashitema et ses amis se regardèrent. Ils auraient aussi bien voulu fuir, qu'ils n'avaient nulle part où aller, alors ils le suivirent au fond de la grotte, qui donna alors sur une grande caverne, totalement aménagée par le géant. Il y avait des tapis sur le sol, dont les poils chatouillaient jusqu'aux genoux les petits Tsufuls. Un grand lit, parfaitement fait, et des étagères avec milles objets merveilleux ou simplement usuels, mais de taille beaucoup plus grande.

"Installez-vous où vous voulez", dit le géant. Les Tsufuls regardèrent un instant l'unique chaise qui les surplombaient, puis s'assirent sur un rebord de meuble. "Oh je suis désolé, mais je n'ai aucune nourriture à vous proposer. Mais j'ai des boissons !" Et il ouvrit une armoire géante et sorti des bouteilles géantes, contenant des breuvages de toutes les couleurs. Il les posa sur la table et ouvri un tiroir. Il fouilla rapidement dedans et sortit de nombreux dès, qu'il donna à ses invités, et leur remplis, non sans en mettre plein à côté.

"Je suis si seul ici" semblait crier le géant, "je suis heureux d'avoir enfin de la compagnie ! Parlons et buvons ensemble !" Et ce qu'ils firent. Tokashitema raconta comment était son pays, et le géant raconta des légendes oubliées. Lorsqu'il fut tard, le géant sortit des mouchoirs et autres linges les plus petits qu'il avait, et les donna à ses invités pour qu'ils puissent se faire des lits. Mais avant d'éteindre les bougies, le géant pris un air grave.

"Cela fait plus de mille ans que je n'ai pas mangé", dit-il. "Je pourrais encore me retenir ce soir, mais à partir de demain, je mangerai l'un de vous tous les jours." Tous les compagnons sursautèrent et le plus jeune mouilla son mouchoir. "Maintenant, bonne nuit !" Fini-il et il souffla sur les bougies. Le lendemain matin, le géant qui était un ogre attrapa l'un des compagnons et le mangea tout cru. Tous voulaient fuir mais leur bateau était brisé et il faudrait des semaines de travail acharné pour le réparer.

S'ils pleurèrent leur ami disparu, l'ogre lui ne comptait pas perdre sa journée. "Jouons à quelque chose ! Je peux tailler un petit dès que vous pourrez lancer. Passons le temps, il y a tant de choses que l'on peut faire à plusieurs !" Tokashitema ne l'entendait pas de cette oreille. "Nous ne jouerons pas avoir toi, tu as mangé l'un de nous !" "C'est obligé", dit l'ogre. "J'ai trop faim, et les Tsufuls sont ma seule nourriture. Je sais que c'est un inconvénient, mais en attendant, profitons du moment ! Je n'ai jamais d'invités, et c'est merveilleux que vous soyez là avec moi." Tokashitema répondit : "Si notre compagnie vous fait plaisir, alors il ne faut pas nous manger."

Pendant que la compagnie estima les dégâts de leur bateau, l'ogre les regarda de loin, l'air ennuyé. Il avait le regard triste. Il frottait ses quatre jambes à terre, il se mit même à bouder. Tokashitema vint alors vers lui, et lui dit qu'ils lui tiendraient compagnie, s'il ne les mangeait pas. "Je vais essayer !" Dit l'ogre, enthousiaste. Ils jouèrent aux dès, et aux charades. Le soir, malgré leurs réticences, ils dormirent chez l'ogre pour éviter la pluie. Et le lendemain, pendant qu'une partie commençait à retaper le bateau, d'autres jouèrent et discutèrent avec l'ogre. Et il ne mangea personne.

Mais le jour suivant, en pleine partie de jeu de mots, l'ogre ne pu se retenir, et il attrapa le plus jeune des compagnons et le mangea. Tous protestèrent, et l'ogre s'excusa, ce qui ne changea rien. Et comme plus personne ne voulait jouer avec lui, il rouspéta. "Si vous ne jouez pas, alors je casserai entièrement votre bateau, et vous ne pourrez jamais repartir." Seul Tokashitema accepta de continuer à tenir compagnie à l'ogre. Les dix autres compagnons travaillèrent d'arrache-pied aux réparations du bateau, et n'adressèrent plus la parole au géant.

"Je cherche à me retenir au maximum", dit l'ogre à Tokashitema. Mais trois jours plus tard, il mangea un autre compagnon. Deux jours après, il mangea à nouveau. L'ogre attrapait à chaque fois un compagnon de Tokashitema et non ce dernier, car il était le seul à lui parler. Quelques semaines plus tard, il ne restait plus que Tokashitema et l'ogre sur l'île. En voyant le bateau loin d'être fini, le dernier des compagnons savait qu'il allait bientôt mourir, et ne s'occupa plus de l'embarcation.

Mais durant les jours qui suivirent, l'ogre et Tokashitema continuèrent à converser, et aucun ne mangea l'autre. Plus d'une semaine plus tard, Tokashitema s'étonna. "Je me retiens", dit l'ogre, "je me retiens car toi mort, je serai à nouveau seul." Et il se retins. Il se retins encore plusieurs semaines, et plusieurs mois. Les deux étaient maintenant ami, par la force des choses. Et, sans que Tokashitema s'en rende compte, le temps passait. Un jour, l'ogre regarda le ciel et dit : "un an a passé depuis ton arrivée."

"Un an vraiment ? Alors je pense que tu aurais pu te retenir aussi longtemps pour mes compagnons non ?". L'ogre regarda la mer longtemps sans répondre. Et puis il dit : "Il n'est pas facile de choisir entre deux désirs contradictoires. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que toi, je pouvais manger, mais là, je serai assurément de nouveau seul." "C'est donc ainsi", répondit Tokashitema. "Tu es égoïste. Si tu es devenu solitaire, c'est uniquement parce que tu ne tiens pas compte des autres. Je sais que 1000 ans pourraient passer, tu ne me mangeras pas, mais si un autre bateau s'écrasait ici, je verrais ses occupants se faire manger les uns après les autres."

Suite à ces mots, Tokashitema se jeta à la mer. L'ogre essaya de le sauver, mais ne trouva que son cadavre. Fou de douleur, il était à nouveau seul. Pourtant, il décida de ne pas le manger, et l'enterra. Et, pendant les mille années qui suivirent, il rendit hommage à sa tombe, affamé.

Suite

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